L'heure du bilan de cette série qui a tant fait parlé d'elle à son lancement

Disons qu'en fait les deux séries ont un temps bien différent. Brotherhood a comme on me l'avait annoncé a un côté beaucoup plus thriller, et bien moins métaphysique que la première série.
Et franchement, pour une série dont le thème principal est l'alchimie, je préfère avoir une dose moyenne de métaphysique, du mystique qui se marie bien avec le thème, plutôt qu'un thriller manichéen où la raison de la méchanceté est l'équipe non-humaine.
Finalement l'alchimie n'est qu'un prétexte pour la démesure des derniers épisodes ("avaler Dieu !"). Comme le souligne wagram, on tombe dans les travers du shonen alors que rien n'y oblige. Dans le genre, c'est très bien, mais il faut encore apprécier le genre en question

Dans cette version Brotherhood, on retrouve tous les personnages du manga, au début ça semble presque plus complet que la première fois. Des personnes d'autres pays, des brigades militaires supplémentaires, mais ce sont tout autant de personnages qui font qu'on ne s'intéresse pas aux personnage mais à l'intrigue. Le sujet de Brotherhodd est Amestris et ce qu'en fait le petit être de la fiole. Un choix intéressant, mais qui fait que du coup les instants d'émotion sont bien brefs, chaque personnage n'est qu'un pion dans une partie d'échec géante.
La première version avait l'avantage de s'appuyer sur ses personnages, on était avec eux. Même si le cœur de l'intrigue de cette première version de FMA était plutôt faiblarde, le final nous époustouflait suffisamment pour qu'on apprécie l'œuvre dans son ensemble.
Cette série a une bonne réalisation qui m'a fait que j'ai suivi jusqu'au bout, mais elle fait bien pâle figure face à l'histoire racontée par son spin-off.