JigoKu Kokoro a écrit:Basilisk est une adaptation d'un manga certes, mais ce manga est lui l'adaptation du roman Kôga Ninpô Chô de Fûtarô Yamada écrit dans les années 1958-59.
Les similitudes avec l'histoire que raconte Roméo et Juliette sont évidentes mais il est bon de savoir que Igas et Kogas (sans les super pouvoir et tout ça) ont existé dans les vallées respectives qui portent le même nom.
Le personnage d'Hattori Hanzo fait lui aussi partie de l'histoire du japon, il était originaire de la vallée de Iga.
Merci Jigoku pour cet intéressant éclaircissement!

Yartrub a écrit:Mais avec le recul, cette série fait partie des grandes séries, des oubliées dont on ne parle pas beaucoup, et à tord.
Roméo et Juliette a été cité dans les pages précédentes, et ce chef-d’œuvre du théâtre anglais peut être résumé aussi brièvement que Basilisk, et pourtant personne ne se plaindrait d'une intrigue si pauvre. L'Odyssée avec Ulysse n'est pas non plus un récit naturaliste...
Aujourd'hui ou même en 2005, une histoire aussi démunie désappointe, c'est pour ça que d'une part situer cet anime comme l'adaptation d'un roman et d'autre part bien déterminer l'époque force le regard pour une narration plus mythologique. Le but du récit mythologique est la narration d'une histoire, pas le reportage historique.
Merci Yartrub. Voilà quelque chose en moins pour moi et que je n'aurai pas su mieux exprimer.

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Animation/Graphisme/Chara-Design
L'unanimité s'accorde déjà sur la qualité (la splendeur?) des dessins. Mais je tiens tout de même à insister sur la diversité et la singularité des chara-design: des styles de personnages bien différents pour une même précision du trait. Pris séparément, on pourrait croire pour certains qu'ils sont issus d'animes ou de dessinateur différents. L'originalité dans cette richesse, voilà déjà un point qui m'a beaucoup plu.
Spoiler sur une galerie de portraits :
Sinon que dire de plus si ce n'est exprimer mon coup de
Kagerô
Spoiler :
Spoiler :
Thèmes/Concept/Scénario/Personnage
J'ai trouvé dommage en lisant ce sujet, de tomber sur des avis sonnant comme des critiques à l'encontre du seul fait que l'histoire contée par Basilisk soit une interprétation de Roméo et Juliette.
En effet, si tant est que l'oeuvre de Shakespeare ait été la première dans l'histoire de la littérature mondiale à jeter les bases de ce concept d'amour impossible entre deux jeunes gens issus de nobles familles ennemies, je ne vois pas en quoi reprendre un schéma historique devenu universel pour se l'approprier, le réinterpréter et l'adapter est une tare. Cela est insensé. Dès qu'une oeuvre traite du voyage temporel par exemple, il ne viendrait à l'idée de personne d'invectiver sur le "recyclage" de ce concept établi à l'origine dans le cycle arthurien (-wikipédia- ).
Par contre, j'entends parfaitement les critiques qui peuvent être portées sur la crédibilité du travail de réinterprétation et d'adaptation citées plus haut. Mais pour ma part, je les ai trouvé particulièrement convaincants notamment grâce à l'intrigue politique qui tire profit de ce conflit.
J'ai également été séduit par le contraste qu'on pouvait trouver au sein de cet anime dans l'expression du sentiments amoureux, pudique et harmonieux d'une part (Oboro/Gennosuke) , fusionnel et frustré d'autre part (Kagerô/Gennosuke). Le désespoir des deux femmes face à leur amour impossible pour Gennosuke a été pour moi le plus attrayant fil rouge de cette histoire.
Mais dans ce large éventail de personnages, il est une autre tragédie amoureuse qui a donné lieu à un magnifique combat, l'un des plus poignants et plus tragiques de cet anime. Ce ne fut non pas le combat en lui-même, bien que bien orchestré, mais le sentiment de désillusion qui s'en est dégagé qui fait de cette scène une petite perle. La musique qui vient clôturer cet affrontement ? Cathartique.
La Narration
L'entrée brusque et immédiate dans le propos qu'offre le premier épisode nous laissait penser qu'il n'y aurait dans cet anime peu de faute de rythme. Mais il s'est malheureusement révélé certaines scènes qui ont traîné en longueur, notamment au début lorsque Gennosuke se rend chez les Ida, où encore le combat sur le navire.
Peut-être en est-ce là une conséquence directe mais toujours est-il que je regrette de ne pas avoir pu ressentir cette tension de fond et continu que cette situation de crise aurait dû provoquer tout au long de la série de manière diffuse. Au contraire, cette tension lorsqu'elle était bien retranscrite, ne se percevait que lors d'un combat.
La narration de ce conflit tribal donnait l'impression d'une volonté d'impartialité ratée car j'ai quand même cru voir se dessiner une tendance de l'histoire à prendre le parti pour les Koga. Si c'est le cas c'est dommage mais ça n'a pas vraiment eu de conséquence. Si c'était bel et bien le choix délibéré de l'auteur, alors pourquoi pas.
Quant au final de cette je ne dirai rien de plus qu'elle a été merveilleusement bien a/menée
La Musique
Le générique d'ouverture (Kouga Nipou Chou)) fait désormais parti de mes hauts classiques préférés.
Une OST un peu trop monotone à mon goût car ne propose assez de couleur sonore mais qui remplit cependant bien son rôle d'accompagnement.
Le générique de fin qui, comme bien souvent, sans être mauvais n'est pas à la hauteur du premier.