Parasite (Kiseijuu)


Studio Madhouse
Résumé modifié du dossier automne 2014: Kiseijuu, ou Parasite en français, est à l'origine un manga publié à la fin des années 80 au Japon et sorti en France au début des années 2000. Le manga possède une ambiance assez sombre prenant place dans un univers de science-fiction sans concession. On y découvre une Terre envahie par une espèce extraterrestre parasite prenant possession de certaines personnes. Le héros Shinichi n'a que quelques instants pour se défendre contre ce qui semble être un vers déterminé à pénétrer son organisme. Une situation imprévue en résulte...
Episode 1:
J'ai essayé de rendre le résumé plus spoiler-free. Parasite est un manga important pour moi, un des premiers que j'ai lus et dont le scénario et l'ambiance inventive dans le gore m'avaient plu. Un de mes premiers avatars était issu d'une image de la fameuse main de Shinichi, d'ailleurs. Je regrettais les oscillations du manga entre violence normalement traumatisante et légèreté, sans comprendre que ma conception des genres ne correspondait pas à celle à l'oeuvre dans les mangas.
Je vais essayer de ne pas être sentencieux pour des prunes avec ce premier épisode. On a après tout droit aux vraies transformations horrifiques du manga: encore heureux mais avec les derniers anime censuré,s on pouvait se poser la question (je n'ai pas vu de trailer). On sent le style Madhouse dans le dessin et la façon d'animer, qui tout deux me posent souvent problème, mais ici c'est plutôt la mise en scène qui ne m'a pas trop convaincu. Les choses ont l'air d'arriver comme autant de cheveux dans la soupe: ça manque bien souvent d'impact ou de préparation pour le spectateur, je ne sais pas comment le dire.
Le pire, l'insoutenable, et directement lié à la mise en scène, c'est cette musique dubstep. Je n'ai rien contre ce style en désuétude (cf. l'album The path of totality de Korn qui proposait un bon mélange (ne me crucifiez pas)) mais là c'est l'épouvante, et pas la bonne. Le dubstep sert visiblement à souligner les explosions de violence trash qui vont ponctuer l'histoire en évacuant l'idée de sérieux pompeux d'un orchestre symphonique. Ok, mais là ça casse vraiment le trip et ça ne vaut rien musicalement: quel gâchis.
Je trouve en bref ce premier épisode très mal servi dans la construction d'une ambiance, alors que les moyens sont là. Ca se regarde sans peine mais ne m'a fait rien ressentir. Les prochaines rencontres de Shinishi permettront de voir si l'adaptation a plus de cordes à son arc.
edit: j'oubliais les bruitages organiques complètement ratés ou fait à la bouche: c'est quoi ce délire ?
Spoiler sur :