Premier sujet d'étude du CLECUMO : le mangaka/Genshiken.
BOnjour tout le monde!
Je vous présente les premiers travaux du CLECUMO sur l'animé Genshiken et les otakus.
Attention Spoiler!!!!
Présentation globale :
Genshiken est un anime japonais ayant pour thème le phénomène otaku au japon. Le titre fait référence au club universitaire d'étude de la culture visuelle moderne, Gendai Shikaku Bunka Kenkyūkai, (est-ce que cela ne vous rappelle rien?) qui est en fait un repère d'otaku. C'est un anime à classer dans la catégorie "slice of life" qui offre une vision intéressante du phénomène geek au japon, de l'acceptation de son statut de marginal, à la manière de vivre pleinement sa passion et de la façon où elle se meurt dans le costume étroit du salaryman.
L'anime prend donc des personnages qui s'apprêtent à rejoindre la vie active. La petite salle du club à l'université tient lieu de décor principal et il semble qu'en dehors de cette salle où les membres du Genshiken se réunissent pour discuter de leur passion, rien n'existe vraiment. Les 24 épisodes couvrent presque quatre années d'études qui finalement sont très peu abordées dans l'anime. Comme si les otaku n'avaient pas besoin de se définir par leur métier, leur avenir. Ils ont leur propre milieu mais, forcément, ils sont obligés de se plier à la société pour simplement exister...
Un anime à voir pour mieux appréhender le phénomène otaku/geek mais aussi pour le plaisir de rire.
Les personnages
Premiers commentaires sur le phénomène otaku.
Premiers commentaires sur le phénomène Otaku :
I/Le paradoxe Otaku.
La première chose à noter est la vision négative de la société japonaise sur le phénomène otaku. Ils sont pourtant le résultat du marketing agressif de l'industrie de l'animation nippone. En plus de créer des animes calibrés à la mèche de cheveux près, tout un nuage de produits dérivés gravitent autour des grandes franchises : jeux vidéo, maquettes, figurines, habits et bien d'autres goodies allant du tapis de souris au strap qu'on accroche au téléphone portable.
Il existe une offre pour les otakus, une offre pléthorique à laquelle répond immanquablement leur passion.
Les personnages de Genshiken sont des universitaires, la plupart du temps vivant seul dans un de ses petits appartements typiques de Tokyo, mais malgré tout dépendant économiquement de leur famille. Ils sont autonomes, ou presque, grâce à cela, ils décident de vivre leur passion, aiguillée avec habileté par les spots publicitaires qui entrecoupent TOUS les animés diffusés sur les télés nipponnes. En effet, au japon, contrairement en France, les animés sont souvent l'objet de sponsoring : il est ainsi possible de voir le logo de Mc Donald en début d'épisode de votre anime préféré.
Les plus brillants markéteux du pays du soleil le levant, ont bien compris qu'il y avait là une carte à jouer pour stimuler la consommation moribonde japonaise.
Car les otakus sont avant tout des consommateurs "passionnels" (même s'il y a des exceptions, nous y reviendront un peu plus tard). Ils consomment un univers imaginaire, plus beau plus doux que le monde 3D, à travers une franchise, un manga, de la télévision, des produits dérivés qui les rapprochent de leurs fantasmes et qui s'entassent dans leurs chambre. Que ce soit Sasahara, Kousaka ou Madaradame, leur appartement finit toujours par devenir un capharnaüm indescriptible. (est-ce une exagération burlesque? Peut-être oui...)
Les otakus ont un besoin relatif de l'extérieur. Leur amour et leur haine s'expriment par leur héros qui sont les médiums leur permettant de se projeter dans l'univers 2D. Leurs interactions avec autrui sont pauvres donc peu développées mais cela ne signifie pas qu'ils ne veuillent pas de contact humain. Parce qu'ils vivent intérieurement, ils provoquent l'inquiétude, l'incompréhension et parfois le rejet d'autrui. Les otakus savent ce qu'on pense d'eux, ils ne sont pas autistes à ce point.
Si la société est hostile aux otakus, ils vont en créer une nouvelle où ils seront à l'aise. Et s'ils ont de l'argent, la société japonaise les aideront bien volontiers ! Le comikFes est un festival, un marché, un lieu de rencontre, un forum même pour tous les otakus, presqu'un microcosme idéale. Ils sont entre eux, ils sont à l'aise, ils sont dans leur milieu.
Les Otakus sont les consommateurs de la culture japonaise, pourtant c'est cette même société qui les rejettent dans leurs vies de tous les jours. Qu'à cela ne tienne, ils formeront leurs communautés, Genshiken en est une, et évolueront dans la notre avec un masque apathique comme le fait Madaradame.
Je compte continuer avec l'analyse des autres personnages, puis une étude comparative des deux opening de la série et enfin un commentaire globale de la série.
Je vous présente les premiers travaux du CLECUMO sur l'animé Genshiken et les otakus.
Attention Spoiler!!!!
Présentation globale :
Genshiken est un anime japonais ayant pour thème le phénomène otaku au japon. Le titre fait référence au club universitaire d'étude de la culture visuelle moderne, Gendai Shikaku Bunka Kenkyūkai, (est-ce que cela ne vous rappelle rien?) qui est en fait un repère d'otaku. C'est un anime à classer dans la catégorie "slice of life" qui offre une vision intéressante du phénomène geek au japon, de l'acceptation de son statut de marginal, à la manière de vivre pleinement sa passion et de la façon où elle se meurt dans le costume étroit du salaryman.
L'anime prend donc des personnages qui s'apprêtent à rejoindre la vie active. La petite salle du club à l'université tient lieu de décor principal et il semble qu'en dehors de cette salle où les membres du Genshiken se réunissent pour discuter de leur passion, rien n'existe vraiment. Les 24 épisodes couvrent presque quatre années d'études qui finalement sont très peu abordées dans l'anime. Comme si les otaku n'avaient pas besoin de se définir par leur métier, leur avenir. Ils ont leur propre milieu mais, forcément, ils sont obligés de se plier à la société pour simplement exister...
Un anime à voir pour mieux appréhender le phénomène otaku/geek mais aussi pour le plaisir de rire.
Les personnages
Spoiler :
Premiers commentaires sur le phénomène otaku.
Premiers commentaires sur le phénomène Otaku :
I/Le paradoxe Otaku.
La première chose à noter est la vision négative de la société japonaise sur le phénomène otaku. Ils sont pourtant le résultat du marketing agressif de l'industrie de l'animation nippone. En plus de créer des animes calibrés à la mèche de cheveux près, tout un nuage de produits dérivés gravitent autour des grandes franchises : jeux vidéo, maquettes, figurines, habits et bien d'autres goodies allant du tapis de souris au strap qu'on accroche au téléphone portable.
Il existe une offre pour les otakus, une offre pléthorique à laquelle répond immanquablement leur passion.
Les personnages de Genshiken sont des universitaires, la plupart du temps vivant seul dans un de ses petits appartements typiques de Tokyo, mais malgré tout dépendant économiquement de leur famille. Ils sont autonomes, ou presque, grâce à cela, ils décident de vivre leur passion, aiguillée avec habileté par les spots publicitaires qui entrecoupent TOUS les animés diffusés sur les télés nipponnes. En effet, au japon, contrairement en France, les animés sont souvent l'objet de sponsoring : il est ainsi possible de voir le logo de Mc Donald en début d'épisode de votre anime préféré.
Les plus brillants markéteux du pays du soleil le levant, ont bien compris qu'il y avait là une carte à jouer pour stimuler la consommation moribonde japonaise.
Car les otakus sont avant tout des consommateurs "passionnels" (même s'il y a des exceptions, nous y reviendront un peu plus tard). Ils consomment un univers imaginaire, plus beau plus doux que le monde 3D, à travers une franchise, un manga, de la télévision, des produits dérivés qui les rapprochent de leurs fantasmes et qui s'entassent dans leurs chambre. Que ce soit Sasahara, Kousaka ou Madaradame, leur appartement finit toujours par devenir un capharnaüm indescriptible. (est-ce une exagération burlesque? Peut-être oui...)
Les otakus ont un besoin relatif de l'extérieur. Leur amour et leur haine s'expriment par leur héros qui sont les médiums leur permettant de se projeter dans l'univers 2D. Leurs interactions avec autrui sont pauvres donc peu développées mais cela ne signifie pas qu'ils ne veuillent pas de contact humain. Parce qu'ils vivent intérieurement, ils provoquent l'inquiétude, l'incompréhension et parfois le rejet d'autrui. Les otakus savent ce qu'on pense d'eux, ils ne sont pas autistes à ce point.
Spoiler :
Si la société est hostile aux otakus, ils vont en créer une nouvelle où ils seront à l'aise. Et s'ils ont de l'argent, la société japonaise les aideront bien volontiers ! Le comikFes est un festival, un marché, un lieu de rencontre, un forum même pour tous les otakus, presqu'un microcosme idéale. Ils sont entre eux, ils sont à l'aise, ils sont dans leur milieu.
Spoiler :
Les Otakus sont les consommateurs de la culture japonaise, pourtant c'est cette même société qui les rejettent dans leurs vies de tous les jours. Qu'à cela ne tienne, ils formeront leurs communautés, Genshiken en est une, et évolueront dans la notre avec un masque apathique comme le fait Madaradame.
Je compte continuer avec l'analyse des autres personnages, puis une étude comparative des deux opening de la série et enfin un commentaire globale de la série.